Le bus de nuit de l’angoisse de l’horreur

Après nôtre boucle de Thakhek cannonisime, on déboule à Vientiane, capitale du Laos, où on établit nos quartiers dans une guesthouse bien glauque (mais pas chère) pour 2 nuits.

La ville n’a pas grand chose d’attrayant à première vue, et à deuxième vue non plus. Mais on a quand même réussi à dégoter une boulangerie française et à se faire notre petite galette des rois, donc on a plutôt bien vécu notre séjour.

Louise a pu s’envoyer du toboggan à gogo, du coup elle a pas trop mal vécu son séjour non plus.

Le coucher de soleil sur le Mékong et le petit marché de nuit n’étaient pas degueu non plus. Et on a mangé 2 fois dans un restaurant indien bien gourmand (longue vie au Cheese Nan).

Bon pas de quoi s’attarder quand même, et donc malgré l’overdose de bus de nuit (11 bus, 115 heures, XXX km), on prend celui en direction de Luang Prabang.

J’avais lu quelques blogs un peu flippants sur la route bien pourrie en lacets et l’estomac fragile des laotiens, du coup je badais plutôt pas mal. Je me rassurai naïvement en me disant que ça pouvait difficilement être pire que le bus de nuit de l’angoisse où Louise a passé son temps à vomir. HAHAHAHA. C’était un vol en business class à côté de notre bus de nuit de l’horreur.

L’état des lieux :

1. Pas de couchette côté à côte avec Lionel.

2. Une couchette solo est taillée pour un laotien, mais pas vraiment pour 3 européens (qui s’envoient 4 parts de galette la veille)

3. Je laisse ma couchette à Louise (qu’était pas la dernière sur la galette) et m’organise une place dans le couloir (à la laotienne)

Tout ce petit monde installé, le bus démarre. De la ligne droite, ça va… QUE DALLE. Le concert de vomito commence à peine les 20 premières minutes de trajet ET en ligne droite. Alors que 7h de lacets nous attendent, le trajet va être un poil galère pour certains… mon voisin du dessus en est à son 3ème bwaaaaaarf, raccroche délicatement son petit sac juste au dessus de ma tête (ils vomissent très proprement en revanche). Je prends donc l’option sécurité et chope la couchette de Lionel qui en trouve une à l’étage du dessus.

Louise s’endort, je mets mes écouteurs pour éviter l’effet contagieux de l’ambiance sonore, et commence à sombrer quand la phase des lacets débute (on atteint la région montagneuse du Laos). Louise fait la boule de flipper dans sa couchette.

Et je n’arrive donc plus à dormir (= pleure biiiiiien fort). Elle finit donc sur moi. Je passerai les 9 prochaines heures à la tenir serrée pour lui éviter de ressentir les virages en épingle à cheveux pris à une vitesse beeeeeeaucoup trop élevée, et à me concentrer pour ne pas lui vomir dessus. C’était génial. Ces 11 heures m’ont permis de me demander pourquoi on avait eu cette idée à la con de faire un tour du monde, et de repenser avec nostalgie à notre confort parisien. Je crois que j’ai pleuré à un moment.

Je me plains mais Lionel n’a pas franchement fermé l’œil de la nuit non plus. Mais moi c’était pire évidemment puisque j’écris cet article.

Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’à notre arrivée à Luang Prabang (déso Louise mais ta naissance arrive juste après). Car la personne la plus formidable au monde (déso le dalaï lama, t’arrives juste après) nous avait booké 3 nuits dans un hôtel de gros riches qui pèsent à base de pistoche et chambre deluxe including cocktails all day long.

Big up Anne-Claire. My first, my last, my everything.

Charlotte

3 commentaires sur « Le bus de nuit de l’angoisse de l’horreur »

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