Nong Khiaw, terminus du Laos

Après s’être fait griller la couenne à Luang Prabang (l’article qui sent bon le barbuc par ICI), on reprend la route pour remonter encore plus au nord du Laos, direction Nong Khiaw. Quelques centaine de kilomètres en route de montagne nous attendent, et après l’épisode du bus de l’horreur (à lire LA pour comprendre notre douleur), autant dire qu’on attend ça avec autant d’impatience que le nouvel album de PNL…

C’est à bord d’un minivan tout confort (et d’un cockpit new generation) qu’on embarque. À côté, Emirates c’est trop la honte avec son A380 tout pourri.

Après 6 heures de route, nos fesses meurtries débarquent à Nong Khiaw, tout petit village encastré entre deux montagnes, que traverse la rivière Nam Ou.

On se dégote une guesthouse de l’autre côté du pont, et on file s’envoyer une bière amplement méritée (elle est toujours méritée mais parfois plus que d’autres) et admirer le coucher de soleil sur la rivière.

Le lendemain, on s’attaque à la première activité sympa de Nong Khiaw (il y en a 3, en comptant le coucher de soleil…) : la balade à pied le long de la rivière. C’est sympa, jusqu’au moment où on croise un couple de français avec un bébé (cool on est pas les seuls!) qui essaie de pécho Louise Harvey Weinstein’s style et lui éclate la tête par terre (on aurait préféré être les seuls). Elle n’en est pas à son premier oeuf mais ça écourte quand même la balade.

Le soir, on découvre ce qui sera notre cantine pour les prochains jours (Lionel devra probablement s’aquitter d’une taxe d’hab) : chez Mama Alex. Un régal et un accueil plus que chaleureux (comprendre par là des frites offertes) (à Louise à l’origine) (que ses parents engloutiront en lui en laissant 3).

Le 2ème jour, on a envie de découvrir les villages environnants. On a entendu parler de Muong Noi, mais vu le nombre de blog en parlant on se dit que ça risque d’être envahit par d’autres voyageurs (on est associaux). On se rend donc à l’embarcadère et on se fait un plouf plouf destination.

Le sort nous indique la petite bourgade de Sobkong.

On embarque dans une pirogue (bateau-bus local), on admire le paysage, et vient notre arrêt. Les gens nous demandent si on est bien sûrs de s’arrêter là, on est les seuls à descendre. En effet, quand on débarque dans le village on se sent un poil dévisagés. On demande (comme on peut, personne ne parle un seul mot d’anglais ici) où est-ce qu’on pourrait manger un morceau (on perd pas le nord non plus hein). Et un type nous indique une maison où on pourra nous servir un petit quelque chose.

On s’installe et on déjeune version Roi soleil (comprendre : observés par tout les habitants du village qui se pointent les uns après les autres). Ça met très mal à l’aise, soyons honnêtes. Et puis on s’est fait avoir comme de jeunes perdreaux sur « l’addition », puisqu’on n’a pas demandé le prix au moment de la commande, et v’là que l’omelette nous explose le budget… Même après 4 mois en Asie, on est encore bien naïfs (« ooohhh mais quel petit village charmant, les autochtones ont l’air adorables, l’hospitalité de cette brave dame est si touchante, nous mangerons probablement pour trois fois rien ici » #TouristeOccidental #BabtouFragile #OnAUnPeuHonte).

C’est donc plus légers de quelques Kips (monnaie Laotienne) qu’on entamme notre petit trek entre rizières et montagnes.

Petite balade sympathique pour au bout du bout, découvrir une cascade toute mignonne.

Pour le retour, le bateau bus ne passant que le matin, on le fera en stop. Enfin on aura à peine le temps de lever le pouce qu’une camionnette nous embarque. La route retour sera aussi sublime que peu confortable (c’est pour rester polis).

Le 3ème jour, on décide de s’attaquer à l’ascention d’une des deux montagnes entourant le village et bénéficiant d’un super point de vue sur la rivière et la vallée.

On va pas vous mentir, l’heure et demie de grimpette n’a pas été une franche partie de plaisir (enfin surtout pour Lionel qui portait Louise qui pèse son pesant de fried rice). On a transpiré notre poids en eau, et heureusement qu’on est partis au petit matin.

On était pas beaux à voir, notre arrivée au sommet à du faire un peu pitié, mais la vue nous a vite fait oublier la douleur musculaire.

Après une descente presque pire que la montée, on saute dans un minivan rien que pour nous (et un plus décent que le premier) qui nous ramène à Luang Prabang, pour ensuite filer au Myanmar (avec un peu d’attente à l’aéroport de Bangkok c’est forcément plus rigolo).

Fini pour le Laos, pays qui détient la palme « coup de cœur » de notre tour du monde pour le moment. On s’y est RE-GA-LÉS!!!

Charlotte

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